COVID
Marre de ce confinement
Où tout le monde ment
Promettant d’autres temps
Sous couvert d’argent.
Marre de cette quarantaine
Pour certains une aubaine,
Mais trop plein de peines
Doublées du cri des sirènes.
Depuis de si longs mois
Remplis de tant d’émois
Car remplis de l’effroi
De tant de gens cois.
Quelle route suivre
Quand on est ivre?
Et comment survivre
Si incapables de Vivre ?
Cette histoire de Covid
Si pleine d’avides
Nous rapproche du vide
En l’absence de guide.
Sans de vrais soins
Demain semble loin
Laissant pour le moins
Nos vies dans un recoin…
De très haut nos aïeux
Pour nous trop heureux
Ou souvent malheureux,
N’en croient pas leurs yeux…
Le jardinier, ce dictateur.
Jardiner, c’est souvent s’octroyer des droits de vie ou de mort sur la nature…
Parfois on hésite… Cette fleur fut si belle que c’est un crève-cœur de la couper à son crépuscule… D’autres suivront se dit-on afin d’apaiser sa conscience, à chacun son tour…
Ou bien cet arbuste me plaît, donnons-lui la priorité et rasons le reste…
Et encore… : toi tu es si belle que je vais te mettre là-bas, plus en vue…
Sans parler de ces arbres qu’il faut élaguer car leur ombre modifie la croissance d’autres végétaux ou, pire encore, nuit à l’ensoleillement de notre terrain, de la piscine…
Sans compter l’impact sur la vie qui nous entoure, ces fourmis, escargots, abeilles et autres bestioles qui vont et qui viennent, participant à un équilibre que nous fragilisons.
Donc, en tant que « jardinier du dimanche » je me retrouve souvent dans la position de « qui doit vivre ou mourir ? ».
Ma conscience venant apaiser certains remords en me disant « je sélectionne pour préserver les meilleurs, les plus beaux, ceux qui me plaisent le plus »…
Et là je ne suis plus loin du totalitarisme ou autres mésaventures humaines…
